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L'échelle de Fred

  • Découverte de Seattle

    En dépit de tous les voyages que j'ai été amené à faire dans ma vie, je n'avais encore jamais visité Seattle. Jusqu'au mois dernier, où j'ai enfin pu y mettre les pieds. Cela n'a sans doute rien de bien sensationnel à vos yeux. Après tout, à notre époque, c'est un voyage qu'il est facile de faire. Mais cela m'a fait réfléchir à l'époque où nous vivons, et qui est tellement singulière. Il faut remettre les choses en perspective pour s'en rendre compte : il y a à peine un demi-siècle, pas mal de gens restaient toute leur vie au même endroit ; la ville voisine représentait pour eux le bout du monde, et un voyage à Paris était un rêve hors de portée ! Or, de nos jours, qui trouve encore difficiler d'aller la capitale ? Il y a là un changement de paradigme époustouflant ! Nous nous déplaçons d'un bout à l'autre du monde avec une telle simplicité qu'on ne réalise plus le progrès que cela représente. Et il en va de même pour tout, en vérité. Avec internet, l'on profite depuis quelques années d'une bibliothèque universelle. Bien plus qu'une bibliothèque, c'est une bibliothèque qu'on transporte partout avec soi ! Diderot, Voltaire et tant d'autres se seraient coupés un bras pour voir cette invention de près. Et nous en profitons sans même nous en émerveiller. Oui, nous vivons des temps miraculeux et nous ne savourons pas assez notre chance. Alors certes, cela pourrait être encore mieux. Il y a parfois des régressions spectaculaires, comme ce Brexit qui témoigne du retour en flèche du protectionnisme. Mais plutôt que de pointer du doigt ce qui manque, il faudrait plutôt apprécier la chance que nous avons de vivre à l'aube de ce troisième millénaire, à une époque où l'on peut voir tant de merveilles et aussi facilement. Peut-être qu'une bonne partie de nos ennuis seraient résolus si l'on pouvait apprécier cette chance qui nous sourit ! Soit dit en passant, s'il vous vient des envies de voyage, voilà l'agence par laquelle je suis passé pour ce voyage à Seattle. Elle propose pas mal de destinations vraiment tentantes. A lire sur le site de Voyage aux USA.

  • Manger des huitres

    Tous les ans, aux alentours de Noël, c’est la ruée vers l’huître, au marché, sur les étals des poissonniers et les bancs des écaillers. C’est la haute saison pour les ostréiculteurs, qui travaillent d’arrache-pied pour passer le cap des fêtes de fin d’année. Les journaux abondent d’articles louant les mille merveilles de l’huître.Et le consommateur se régale sans y penser de ce mollusque bivalve à la gueule de caillou — l’un des seuls animaux que l’on ose encore manger vivants. Mais sait-il vraiment ce qu’il avale, festoyant et gobant (pour les craintifs) ou mâchant (pour les gastronomes téméraires) cette chair nacrée, tonique et iodée ? Le monde de l’huître est aussi obscur que le coquillage est frais et lumineux — un monde fermé comme une huître, avant l’intervention de l’écailler et de son couteau. Qui sait que plus de la moitié des huîtres qu’on ingurgite aujourd’hui sont nées en laboratoire ? Que 95 % d’entre elles sont issues d’une souche japonaise, considérée invasive ? Qu’entre 30 % et 70 % des naissains (les bébés huîtres) meurent avant d’arriver à maturité ? Qu’une huître se nourrit de plancton et ne peut exister que là où l’eau douce se mêle à l’eau de mer ? Et que, sous ses airs rustres, elle est un être fragile ayant connu bien des crises. L’huître « des quatre saisons » a été manipulée pour être rendue stérile afin de pouvoir être consommée toute l’année. Pas tout à fait un OGM, mais un OVM ou organisme vivant modifié. Au cours du XXe siècle, le précieux mollusque a en effet été frappé par diverses épizooties, éradiquant presque totalement l’huître plate endémique dès les années 1920, au profit de l’huître creuse portugaise, elle-même décimée en 1970. Pour réensemencer les bassins, il fut décidé en 1971 de faire venir massivement des naissains de Crassostrea gigas, une huître de souche japonaise plus résistante, qui peuple désormais la quasi-totalité des parcs ostréicoles hexagonaux, de l’étang…

  • Une fin tragique

    Récemment, j'ai pratiqué un stage de pilotage GT sur Audi à Croix. Je comptais en parler ici-même, puis je suis tombé sur un documentaire incroyable revenant sur la disparition de Diana. Je voulais quand même commenter cette histoire édifiante, qui m'a pas mal troublé à l'époque. Beaucoup de rumeurs ont fait leur apparition suite à sa mort. On a dénoncé le flash d'un photographe d'être responsable de l'accident, certains ont prétendu qu'il s'agissait d'un attentat arrangé par le MI-5. Mais la vérité est, finalement, nettement plus prosaïque. La Mercedes de Lady Di est entrée dans le tunnel à environ 150 km/h, et s'est alors retrouvée devant une petite Fiat qui roulait tranquillement. Le chauffeur de Diana a voulu freiner, a malgré tout frappé l'autre voiture sur le côté, cherché à redresser mais n'a pas été en mesure de maîtriser la voiture. Le conducteur de la Fiat, effrayé, a alors pris la tangente et a repeint son véhicule pour qu'on ne remonte pas jusqu'à lui. En résumé, l'accident n'a rien d'un complot soigneusement orchestré ! Les dernières révélations concernant cette histoire dénoncent une succession de détails ayant conduit au drame. La Mercedes de la princesse, bien que récente, avait un lourd passif. Elle avait été achetée en premier lieu par un particulier, puis braquée, et retrouvée totalement démolie à Roissy. Elle avait de fait été classée en tant que véhicule gravement endommagé. Elle devait finir à la ferraille, mais elle a finalement ressurgi dans la société Etoile Limousine, qui travaille surtout pour le Ritz. Le gérant l'aurait acquise en toute confiance chez Mercedes Austerlitz. Pour autant, il a rapidement réalisé qu'elle était difficilement maniable. Elle a été rendue plusieurs fois au garage pour qu'elle soit révisée, mais sans succès. Seulement voilà : c'est celle-ci qui était libre lorsque Lady Di et son conjoint ont voulu prendre la route. Il serait étonnant que les services secrets aient monté un scénario aussi lamentable ! Au vu du sujet du jour, je ne vais bien évidemment pas vous parler de mon stage de pilotage GT à tout de suite. Mais vous pouvez toujours consulter ce site, si vous êtes comme moi un inconditionnel des belles voitures ! Davantage d'infos est disponible sur le site de l'organisateur de ce stage de pilotage Audi.