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L'échelle de Fred

  • Le cas Fillon vu de Sicile

    Monsieur Fillon veut supprimer certains remboursements de la sécurité sociale, mais il devra tout de même me rembourser personnellement mes prochains frais dentaires : parce qu'en suivant l'affaire du Penelope gate, j'ai tellement grincé des dents que je les ai usées ! Et cette affaire continue toujours de me mettre en rage, d'ailleurs. Dernièrement, elle a encore été au centre de toutes les dicussions pendant un incentive en Sicile. Et j'ai été surpris de découvrir que certains collègues défendaient, aujourd'hui encore, le candidat républicain : ils affirmaient le plus sérieusement du monde qu'il n'a pas perdu pied durant l'épreuve, qu'il a attesté de son mérite et de sa stature présidentielle. Mais d'après moi, c'est tout le contraire ! François Fillon a fait preuve de bien peu de sagesse en la matière. D'après moi, s'il avait montré patte blanche d'entrée de jeu et s'était offert de redonner tout cet argent du contribuable, cette affaire n'aurait pas pris une telle ampleur ; les électeurs auraient évalué que ces méthodes étaient une normalité par le passé ; et qu'en admettant ses torts, Fillon mettait en acte son image d'homme honnête ; à mon avis, il y aurait sérieusement gagné en respect. Sauf que Fillon a décidé de zigzaguer et de jouer les irresponsables : il a choisi de dénier les accusations, d'être choqué par l'attitude supposément misogyne du Canard Enchaîné, et de faire le coup classique du complot quand il a été à court d'arguments. Une défense incroyablement pitoyable ! Je pense d'ailleurs que des formules comme "je ne vois pas où est le problème" feront date. Et il ne s'est pas égaré seul, au passage : toute sa famille politique en a fait les frais ; leur champion a montré une impunité qui révèle l'état de déréliction de nos institutions. Il serait vraiment temps de hausser le ton et de prendre la voie qu'ont prises les régions nordiques en matière de lutte contre la corruption : une telle histoire aurait été tout à fait impossible en Finlande ! Quoi qu'il en soit, cet incentive en Sicile a été bien accueilli par tous. Si le Fillon gate a mis tout le monde sur les nerfs, les activités procurées ont fait leur petit effet. Voilà d'ailleurs l'agence qui l'a mis en place.

  • Les jeunes boivent et fument plus tard

    Une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies souligne que l'âge de la première expérience de l'alcool, du tabac et du cannabis a significativement reculé. Les jeunes font leur première expérience de l’alcool, du tabac et du cannabis plus tard, selon une synthèse de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publiée mercredi, ce phénomène étant notamment lié au temps passé devant des écrans. «Par rapport à 2005, les jeunes démarrent leur consommation de tabac à 14 ans (8 mois plus tard) et celle de cannabis à 15,3 ans (4 mois plus tard) en moyenne, ce qui est un écart considérable statistiquement », détaille cette étude menée en 2014. Aujourd’hui, le premier verre est consommé à 15,2 ans. Selon l’OFDT, l’un des facteurs de recul de la précocité, est le temps passé devant des écrans et sur Internet. «La génération née entre 2000 et 2005, qui a entre 11 et 16 ans aujourd’hui, passe beaucoup plus de temps connectée aux écrans que la précédente, ce qui est de nature à éloigner ces jeunes d’un certain nombre d’opportunités de consommer, notamment hors du regard des adultes référents», souligne le directeur de l’Observatoire François Beck.. La part des jeunes qui vont quotidiennement sur Internet a explosé en 12 ans, passant de 23% en 2003 à 83% en 2015, rappelle le rapport. Un deuxième facteur est le changement de comportement des parents, qui restent le modèle principal des jeunes adolescents jusqu’à 12-13 ans. «Les parents des jeunes de cette génération sont nettement moins consommateurs de tabac et d’alcool que les générations précédentes, et cela a un impact sur les représentations des habitudes de vie offertes à voir aux jeunes, avec moins d’alcool et de tabac dans le quotidien», souligne François Beck. Enfin, les politiques publiques de prévention ont modifié «l’environnement». «Même si ces mesures ont chacune des limites en terme d’application et d’efficacité, elles ont un impact sur la norme : plus personne aujourd’hui n’imagine par exemple fumer dans un lieu public fermé, alors que dans les années 1990, c’était encore la norme.» Parallèlement, les consommations ont baissé : la consommation d’alcool mensuelle des jeunes de 15 ans a chuté de 58% en 2006 à 42% en 2014, le tabagisme quotidien a baissé de 18% en 2006 à 15% en 2014, l’expérimentation de cannabis à 15 ans étant pour sa part restée stable à 28% entre 2006 et 2014.

  • Chômage, première préoccupation des français

    La lutte contre le chômage redevient la première préoccupation des Français à moins de cinq mois du 1er tour de l'élection présidentielle, devant la sécurité et la lutte contre le terrorisme, selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé mercredi. Interrogés sur "les enjeux prioritaires", 54% des Français citent la lutte contre le chômage, devant la sécurité et la lutte contre le terrorisme (48%), l'amélioration du pouvoir d'achat (38%) et la préservation du modèle de protection sociale (33%) français. (Plusieurs réponses étaient possibles). Près d'un sur trois (27%, +10) citent à égalité la lutte contre le chômage et la sécurité (27%, -31) en 1ère réponse, selon cette enquête pour le site Atlantico. Fin juillet, au lendemain des attentats de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, la sécurité et la lutte contre le terrorisme arrivaient très largement en tête (58%), loin devant la lutte contre le chômage (17%). Près d'un Français sur cinq (19%, +11) citent aujourd'hui l'amélioration du pouvoir d'achat comme premier enjeu et 17% (+11) la préservation du modèle social français. La lutte contre le chômage est mentionnée en 1er par 29% des proches de la gauche et 26% de ceux de la droite. La sécurité et la lutte contre le terrorisme est en revanche le premier enjeu pour 37% des sympathisants de droite et seulement 15% de ceux de gauche. Enquête réalisée en ligne du 28 au 30 novembre auprès de 2.006 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1% à 2,2%.