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L'échelle de Fred

  • Réduire l’anxiété des enfants

    Les troubles de l’anxiété font partie des problèmes de santé mentale les plus répandus. Ils peuvent apparaître très tôt, dès l’âge de 3 ans. Non traités, ils augmentent les risques de dépression, d’addiction et de suicide à l’âge adulte. Est-il possible d’éviter ces complications ? D’après les dernières recherches à ce sujet, oui. L’auteur du livre américain On Edge : A Journey through Anxiety, Andrea Petersen, explique au site du Time les bénéfices d’un travail de prévention chez les enfants, et les parents. Pour un enfant, avoir un proche atteint d’un trouble anxieux augmente jusqu’à cinq fois les risques d’en développer lui-même. Les thérapies comportementales (TCC) peuvent leur apprendre à gérer des situations sociales qu’ils craignent, comme le fait de demander à un autre enfant de jouer, se présenter, etc. "La recherche en est encore à ses débuts, et il faudra attendre des années avant que les programmes ne soient largement accessibles aux familles, mais certains résultats sont encourageants", indique Andrea Petersen. Les chercheurs des universités du Connecticut et Johns Hopkins, aux Etats-Unis, ont testé une thérapie de huit semaines sur des enfants en bonne santé dont au moins un parent souffrait d’un trouble anxieux. Au cours de l’année suivante, 31% des enfants du groupe témoin, n’ayant pas bénéficié des séances de thérapie, ont développé un trouble anxieux, contre 5% des enfants ayant participé à la thérapie. Ce type de programme pourrait également être proposé aux tout-petits qui, à cause de leur timidité, ont du mal à affronter certaines situations sociales et risquent ainsi de développer de l’anxiété. Les parents font aussi partie du programme. En effet, lorsque les enfants montrent des signes d’anxiété, les adultes ont tendance à les surprotéger pour essayer de les soulager. Or, ce comportement confirme aux enfants qu’ils ont raison d’avoir peur, et qu’ils ne peuvent pas résoudre leurs problèmes tout seuls. La thérapie comportementale montre aux parents comment arrêter de "sauver" leurs enfants anxieux et aide ainsi les familles à mieux confronter les situations qui font peur, tout en respectant la personnalité innée de l’enfant.

  • Crise Malienne

    Le 28 mai 2012, au nord du Mali, le mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), d’obédience laïque, annonçait la signature d’un protocole d’accord de fusion avec le mouvement salafiste djihadiste, Ansar Eddine, dirigé par Iyad Ag Ghaly, et proche de l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Deux jours plus tard, la signature de l’accord de cette fusion, qui aurait dû découler de cette annonce, était bloquée. Ce projet de fusion, idéologiquement improbable, prévoyait la création d’un État islamique sur le territoire des trois grandes villes du nord du Mali successivement conquises, Kidal, Gao et Tombouctou. À vrai dire, dans cette guerre qui a opposé le gouvernement central malien aux rebelles touaregs du MNLA, l’AQMI a joué un rôle clé. En effet, les trois principales phalanges de l’AQMI présentes au Sahel et dirigées, respectivement, par Mokhtar Belmokhtar, Abou Zeid et Abou Hammam, en plus d’une autre dirigée par Abdelkrim Al Targui, semblent avoir directement participé aux combats contre l’armée malienne. De ce fait, leur présence, à tous trois, était confirmée à Tombouctou, lors la chute de la ville. De plus, dès les premiers joursde l’offensive touarègue en janvier 2012, près d’une centaine de soldats maliens avait été massacrée, dont plusieurs avaient été égorgés ou décapités; une pratique de guerre très courante dans les rangs des mouvements liés à Al-Qaïda mais, à l’inverse, très peu, sinon pas du tout, par les rebelles touaregs. Mais encore, les petites communautés chrétiennes de Gao et de Tombouctou furent aussi la cible de violentes attaques. Toutes leurs églises et leurs biens furent brûlés, les obligeant à fuir la région tandis qu’un de leurs leaders était décapité à Gao. Enfin, à Tombouctou, le plus ancien mausolée de la ville, celui de Sidi Mahmoud Ben Amar, un lieu vénéré dans tout le pays et inscrit, tout comme la ville d’ailleurs, sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, fut incendié par les rebelles d’Ansar Eddine. Et ce, en vertu de l’islam salafiste, pratiqué par l’AQMI, qui s’oppose brutalement au soufisme, une branche de l’islam qui a développé, en dehors de l’orthodoxie sunnite, un culte fervent autour des tombeaux de ses saints, généralement locaux. Un soufisme historiquement très présent en Afrique subsaharienne et confronté, plus fortement depuis deux décennies, à l’expansionnisme islamiste, notamment salafiste.

  • La Rein des neiges, maquillée ou non

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